France - Mexique 2-0

Et voilà , 2-0, la France est battue. Logiquement. Il faut être justes et dire que les mexicains ont très bien joué. Mais surtout, quand l'équipe de France jouait ce soir avec un attaquant, enfin avec Nicolas Anelka, le Mexique en avait 3 et même 4 sur la fin. Belle leçon pour les adeptes du foot défensif où la seule ambition est de gagner 1-0 ou au pire de ne pas perdre. Car le système Domenech qu'on critique depuis des mois, c'est surtout ça: une équipe résolument tournée vers l'arrière. Alors, avec les joueurs dont dispose la France pouvait-il mettre en place un système à la mexicaine ? Pas sûr... Oui, les joueurs français jouent dans les grands clubs, oui, ils ont la côte, mais pas comme étant de grands attaquants. Les buteurs, ceux dont on parle ne sont pas Français. Et ce n'est finalement pas un hasard si la France a marqué si peu de buts lors de ses matchs ces 10 dernières années. Et le seul attaquant aligné, Nicolas Anelka n'a rien proposé, rien tenté. Pire, il était tellement en vadrouille sur le terrain que le trouver relevait presque du miracle. Ce n'est pas un buteur en équipe de France, c'est un passeur. Un passeur mais à qui ? C'est lui qui est censé finir les actions. On pouvait s'étonner de le voir encore aligné ce soir au vu de ses prestations précédentes. Un Thierry Henri quoi qu'on en dise aurait apporté plus à l'équipe.
Au-delà de la défaite qui est décevante, ce qui met en colère tout supporter français devant le match France - Mexique, c'est la léthargie de l'équipe après avoir encaissé le 1er but. On ne reviendra pas sur les errements de la défense à l'origine de l'ouverture du score mexicaine mais l'état d'esprit de notre équipe nationale s'est révélé à ce moment-là . Et il n'est pas folichon. Pas de réaction, pas de gnac, pas de rébellion, pas d'envie. Juste de la résignation comme si tout le monde prenait conscience du mensonge collectif qu'ils se sont tous raconté. Celui qu'ils nous livraient sans relâche, capt'ain Evra le premier: "On est forts. On est prêts. on s'entend bien". Et après le second but, la désorganisation la plus complète est venue s'ajouter à la résignation. Les Français faisaient simplement n'importe quoi. Les ballons étaient perdus en un temps record. Bref, quand une équipe perd avec la manière, on est triste mais on l'accepte, quand elle perd sans rien avoir tenté pour inverser la vapeur et qu'elle s'arrête de se battre alors qu'il reste près d'une demi-heure à jouer, on est consterné, on est en colère.
Les Bleus ont perdu certes, mais surtout, ils nous ont montré un visage bien morne. Ils nous ont montré qu'ils n'étaient pas des conquérants, pas des battants et ce soir, c'est surtout ça qu'on le reproche !

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